Les murs de fondation d'une maison se trouvent très souvent au contact de l'eau, ils peuvent être implantés dans un terrain humide et parfois sur une nappe phréatique. L'humidité pénètre dans le mur de fondation et remonte à l'intérieur de celui-ci par les effets de capillarité.
Si un terrain, à proximité du mur de fondation, est recouvert d'une barrière étanche (trottoir ou chaussée en asphalte), l'eau contenue dans le sol ne pourra pas s'évaporer et le phénomène de remontée capillaire sera accentué. Les traces d'humidité n'atteignent qu'une certaine hauteur qui dépend de l'équilibre entre le débit des remontées capillaires et celui de l'évaporation.
En général, les façades orientées au nord auront des traces d'humidité plus élevées. Le fait de planter de la végétation devant un mur peu priver celui-ci d'ensoleillement et favoriser les remontées d'eau. Les traces d'humidité peuvent apparaître et disparaître dans le temps ; ce phénomène s'explique par les variations de hauteur des nappes d'eau souterraines.
Seuls les murs construits avec des matériaux poreux (dont la masse volumique est inférieure à 2000 kg/m²) sont soumis aux phénomènes de remontées capillaires. L'humidité provenant du sol n'atteint pas uniquement les murs mais également les dallages qui se trouvent en contact avec le sol.

C'est la projection de l'eau sur une surface. Cette eau qui vient généralement des toitures tombe sur le sol et sur les parties du bâtiment en saillie (corniches, rebours de fenêtres).
Le rejaillissement
crée des marques d'humidité à la base des murs qu'il convient de distinguer des remontées capillaires, car elles se manifestent en produisant des désordres similaires. On les distingue par le fait que les remontées capillaires créent des désordres permanents tandis que ceux occasionnés par le rejaillissement sont temporaires et liés aux intempéries.
L'humidité au bas des murs peut provenir :
De remontées capillaires des eaux du sol 
D'une infiltration par le rejaillissement 
D'une fuite de canalisation accidentelle
Le diagnostic consiste à trouver quelle est la responsable parmi ces trois causes. La forme des taches d'humidité est un premier indice.
Si les taches sont continues sur toute la longueur du mur, on peut supposer que ce sont des remontées capillaires. Cette hypothèse pourra être confirmée en observant les maisons voisines surtout si elles sont construites dans les mêmes matériaux et qu'elles datent de la même époque. Si ces traces d'humidité se retrouvent à l'intérieur, cela signifie que le mur est humide dans toute son épaisseur et qu'il s'agit bien de remontées capillaires.
En revanche si le mur est taché de façon discontinue, toutes les hypothèses restent envisageables. Dans ce cas il convient de procéder par élimination. On commencera par vérifier l'état des gouttières, des descentes d'eau
ainsi que les possibilités de rejaillissement en examinant la façade après une averse, ces traces s'atténuent en période sèche et traversent très rapidement l'épaisseur du mur. Un mur taché de façon discontinue peut également être l'objet de remontées capillaires. Cette hypothèse sera retenue si l'on n'a pas constaté de fuites accidentelles et aucun effet de rejaillissement. Seules les efflorescences à base de nitrate sont une preuve formelle de remontées capillaires, car elles prouvent que l'eau évaporée à la surface du mur provient du sol où elle s'est chargée de ses sels.
Pour des traces d'humidité intérieure, on considérera trois cas différents :
Frange humide continue
: si le mur comporte des traces d'humidité uniformes, il y a de fortes chances qu'il s'agisse de remontées capillaires. Ce diagnostic sera confirmé par l'observation du mur à l'extérieur, qui devra comporter les mêmes traces.
Frange humide discontinue : dans ce cas il convient d'opérer par élimination, comme nous l'avons vu précédemment pour le bas des murs extérieurs, en examinant d'abord les causes d'origine accidentelle puis celles d'infiltrations avant de conclure aux causes ayant pour origine les remontées capillaires.
Mur humide sur toute sa hauteur
: dans ce cas les origines peuvent être diverses avec soit des remontées capillaires si le mur est très épais, soit des infiltrations d'eau de pluie si le mur est exposé, soit des phénomènes de condensation.
Les attitudes traditionnelles vis-à-vis de l'humidité dans les murs et les traîtements conduisant à accentuer les désordres dus à l'humidité.
Le plus souvent, les problèmes d'humidité sont insuffisamment pris au sérieux car ils ne se développent que très lentement. De plus, l'inexistence pendant de très longues années d'un procédé de traîtement curatif a conduit de nombreuses personnes à avoir, aujourd'hui encore, une attitude fataliste vis-à-vis des problèmes d'humidité : on vit tant bien que mal avec l'humidité et on s'en accommode. Surtout, la plupart des personnes ne considèrent que les effets les plus apparents de l'humidité tels que peintures qui cloquent ou papiers peints qui se détériorent mais ignorent complètement les destructions invisibles qu'elle peut générer. Cependant, s'ils commencent par provoquer des détériorations d'ordre esthétique les problèmes d'humidité provoquent à terme de graves désordres pouvant aller jusqu'à affecter la solidité des constructions ainsi que la santé de leurs habitants.
L'inexistence d'un procédé curatif de traîtement de l'humidité a encore conduit de nombreux professionnels, par ailleurs très compétents, à méconnaître la conduite à tenir vis-à-vis de ces problèmes. Le plus souvent, l'humidité est traitée par la mise en place d'un « cache misère » consistant à masquer ces manifestations tout en laissant l'eau dans le mur. Il peut s'agir de la pose d'une double paroi aérée, de la pose d'un enduit hygrophobe, de la pose de feuilles de plomb, de la pose d'un cuvelage ou encore d'autres traîtements. Ces actions ne sont cependant que des palliatifs et ne peuvent aucunement constituer un traîtement curatif de l'humidité. En effet l'eau, toujours présente dans le mur, continue de façon invisible, à accomplir son oeuvre destructrice. Tout d'abord, l'humidité que l'on a cru traiter finit toujours par réapparaître, parfois aux endroits les plus inattendus. Elle dégrade alors les peintures, les papiers ou les décorations installées récemment. Ensuite l'humidité s'attaque au « cache misère » lui-même et, à la longue, finit toujours par le détériorer. Enfin, l'eau toujours présente dans le mur continue son action corrosive invisible sur les liants et les ciments, ce qui conduit à long terme à affecter la solidité même du mur.
Le plus souvent, les décorations et traîtements effectués sur les parties intérieures ou extérieures d'un mur ont pour effet de réduire l'aération naturelle du mur, ce qui conduit automatiquement à étendre, accentuer et aggraver les dégradations causées par l'humidité. Il peut s'agir de la pose de carrelage, de la pose de revêtements de sol plastifiés, de la pose d'enduits ou de ciments hygrophobes destinés à repousser l'humidité, de la pose d'isolants divers, etc. Dans tous les cas, ces traîtements réduisent l'aération naturelle du mur alors que par ailleurs le phénomène de capillarité est toujours actif ! Il en résulte automatiquement un accroissement de la quantité d'eau dans le mur. Que devient cette eau en quantité plus abondante dans le mur et plus difficilement évacuée ? La réponse est simple : elle contribue à accentuer les phénomènes de capillarité, ce qui conduit à une diffusion plus importante de l'eau dans le mur, à une extension de la zone d'humidité et à une aggravation des désordres provoqués par l'humidité.
Plus encore, si l'eau rencontre des difficultés dans sa remontée capillaire, elle exerce des pressions importantes sur les parois des murs, ce qui peut provoquer l'éclatement des enduits. De nombreux désordres dus à l'humidité apparaissent ainsi paradoxalement à la suite de traîtements destinés à éliminer des manifestations minimes d'humidité. A titre d'information, la figure suivante traduit la répartition de cas pathologiques rencontrés dans les bâtiments en général et représentatifs des 1800 problèmes posés annuellement à la Division des Avis Techniques. On constate que le pourcentage de dégâts liés à l'humidité est majoritaire ( 31 % ) et qu'il serait encore bien plus élevé si l'on isolait les chiffres relatifs au patrimoine bâti ancien. Parmi les causes d'humidité rencontrées en pratique dans les bâtiments anciens, l'humidité ascensionnelle en provenance du sol est sans doute l'une des plus gênantes. Elle engendre en effet non seulement des problèmes liés à l'humidité elle-même, mais aussi aux dégradations, aux matériaux et aux finitions, par la concentration excessive et la cristallisation des minéraux solubles en provenance du sol.
Pour supprimer les remontées d'eau du sol
dans les murs, on peut :
Empêcher l'eau d'atteindre les fondations et les murs enterrés
Empêcher l'eau de remonter dans la maçonnerie par la création d'une barrière étanche
Les principaux remèdes à votre disposition sont :
Le drainage périphérique, le drainage vertical
La coupure de capillarité
Les siphons atmosphériques, à ération par doublage intérieur
L'injection dans la maçonnerie de produits hydrofuges
L'électro-osmose, électrophorèse
Quel que soit le produit utilisé, l'efficacité du traîtement dépend du soin apporté à la mise en oeuvre. La bonne exécution des travaux est difficile à vérifier ; si l'on aperçoit après le traîtement des taches d'humidité, il est possible après coup de réaliser des trous supplémentaires pour renforcer le traîtement.
N'oubliez pas : un bon diagnostic est essentiel !
Le phénomène de l'électro-osmose traitant des propriétés électro-cynétiques des systèmes capillaires, fut découvert en 1808 par le professeur F.REYSSE de l'Académie des sciences de Moscou. Le brevet permettant d'assécher des murs à l'aide de sondes électriques fixées dans les murs date de 1935. Le professeur avait remarqué que lorsque l'on plongeait dans l'eau deux électrodes séparées par un diaphragme poreux, il se créait un courant allant de l'un vers l'autre.
Le sens et l'intensité du courant dépendent :
De la nature du matériau poreux
De la composition chimique des sels dissous dans l'eau
De la différence de potentiel entre les deux bornes
Ce phénomène lié à la nature des matériaux est appelé « potentiel électro-cynétique ». A la surface du corps poreux se crée un certain potentiel ; si celui-ci est négatif, la couche d'eau immédiatement en contact se met aussitôt au positif. Ce potentiel électro-cynétique n'apparaît que si il y a mouvement relatif d'une couche liquide par rapport à l'autre. La plupart des matériaux de construction présentent au contact de l'eau un potentiel spontané négatif, ce qui fait que la couche de diffusion portant une charge positive se transforme automatiquement vers la cathode.
Entre le sol et le mur s'établit une différence de potentiel qui est à l'origine du phénomène de remontée capillaire. L'ensemble fonctionne comme une pile dont le sol serait l'anode (pole +) et le mur la cathode (pôle -). L'eau chargée de sel (nitrates et sulfates), se déplaçant toujours du pôle positif vers le pôle négatif (électrolyte), subit l'influence de ce champ électrique et remonte dans les capillaires. L'électro-osmose consiste à inverser ce courant produit par les remontées capillaires. Ces remontées capillaires sont refoulées vers le bas sous l'influence du champ électrique. Des électrodes assurent le transfert du courant.
Le procédé TECHNISEC©, c'est l'application de l'ensemble Electro-osmose active, électrophorèse asservie par une électronique intelligente qui analyse, régule et contrôle un courant de traîtement. Ainsi, les courants parasites présents dans le sol et l'effet de pile géologique dû à la nature des couches de terrain sont pris en compte et annihilés.
La centrale TECHNISEC est un dispositif électronique qui agit sur le milieu humide et apporte la solution radicale de traîtement pour toutes les remontées capillaires et les infiltrations latérales :
En régulant un courant qui annihile les champs électriques induits
En drainant l'eau avec ses sels minéraux, nitrates et sulfates vers le sol
En favorisant la migration de particules ionisées dans l'électrolyse
En obstruant les réseaux capillaires par cristallisation
En stabilisant l'environnement des sondes
La partie supérieure du mur est asséchée différemment. La migration de l'eau étant stoppée, la dissécation se fera cavité par cavité. Quand le mur a retrouvé un taux d'humidité normal, la centrale se met automatiquement en veille.

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